Grand public : les arnaques à connaître
Chaque fiche suit la même structure : ce que c'est, comment elle se présente, les signaux d'alerte, et ce qu'il faut faire.
À retenir
La plupart des arnaques ne ciblent personne en particulier : elles sont envoyées en masse et ne réussissent qu'auprès de ceux qu'elles atteignent au mauvais moment. Elles reposent toutes sur trois ressorts — une urgence, une action facile, et un chemin imposé. Retirer l'un des trois suffit à les faire échouer.
Réseaux sociauxGrand publicArnaque sentimentale
Une relation construite patiemment en ligne, sur des semaines ou des mois, débouche sur une première demande d'argent, puis sur d'autres.
Lire la fiche
E-mailGrand publicFaux message de votre banque
Un message vous alerte d'une opération suspecte et invite à « sécuriser » votre compte. Ce hameçonnage, ou phishing, capture vos identifiants d'e-banking.
Lire la fiche
Réseaux sociauxGrand publicFaux placements et crypto-monnaies
Une plateforme d'investissement affiche des gains constants, autorise un premier retrait, puis bloque tout sous prétexte de frais ou d'impôts à payer.
Lire la fiche
SMSGrand publicFaux SMS de livraison de colis
Un SMS annonce un colis bloqué et réclame quelques francs de frais de douane. Le paiement sert en réalité à capter les données de votre carte.
Lire la fiche
SMSGrand publicFaux message d'une autorité
Un message se présente comme émanant de la police, de la douane ou de l'administration fiscale, et annonce une amende, une procédure ou un remboursement.
Lire la fiche
Sites webGrand publicArnaques sur les petites annonces
À l'achat comme à la vente, un faux lien de paiement, un chèque surpayé ou un objet inexistant permettent de capter votre argent ou vos données de carte.
Lire la fiche
Sites webGrand publicFaux boutiques en ligne
Une boutique très bien faite propose des prix imbattables. La commande n'arrive jamais, arrive en contrefaçon, ou déclenche un abonnement caché.
Lire la fiche
Ces arnaques ne vous visent pas personnellement
Recevoir un faux message ne signifie pas avoir été repéré. Les envois se font sur des listes de numéros ou d'adresses, sans savoir qui se trouve derrière. C'est important à savoir pour deux raisons : cela ne veut pas dire que vos données ont fuité, et cela ne dit rien de votre prudence.
Le facteur décisif n'est pas la crédulité, mais le moment. Le même message glisse sur vous un jour, et vous attrape un autre jour parce que vous attendiez justement un colis, une facture ou un appel.
Les trois ressorts communs
- Une urgence : un délai, une menace de blocage, une occasion qui expire. Elle sert uniquement à empêcher la vérification.
- Une action facile : un clic, un petit montant, un formulaire court. Plus l'action paraît anodine, moins elle déclenche de méfiance.
- Un chemin imposé : le lien du message, le numéro du message, la personne du message. Vous ne devez surtout pas passer par ailleurs.
Quatre habitudes qui couvrent la plupart des cas
- Ne jamais atteindre un site par un lien reçu : ouvrir soi-même l'application ou taper l'adresse.
- Ne jamais communiquer un code reçu par SMS, ni un mot de passe, à qui que ce soit — y compris à quelqu'un qui affirme appartenir à votre banque.
- Sur une demande d'argent, vérifier par un autre canal, même quand elle vient d'un proche.
- S'accorder le droit de raccrocher, de fermer et de répondre plus tard. Aucune demande légitime ne s'y oppose.
Le doute est une information, pas une faiblesse
Un message qui vous met mal à l'aise sans que vous sachiez dire pourquoi mérite d'être vérifié pour cette seule raison. La gêne précède souvent l'analyse. En parler à quelqu'un est la façon la plus simple de trancher : les arnaques résistent mal au fait d'être racontées à voix haute.
Questions fréquentes
- Comment ont-ils eu mon numéro ou mon adresse ?
- Le plus souvent, ils ne les ont pas : les envois sont massifs, sur des séries de numéros ou des listes d'adresses. Recevoir un message frauduleux n'indique donc pas une fuite de vos données personnelles.
- Faut-il signaler une arnaque même si je n'ai rien perdu ?
- Oui, c'est utile. Un signalement permet de faire fermer plus vite un faux site ou un numéro, et il alimente les mises en garde publiques. Le signalement se fait auprès de la police cantonale ou de l'Office fédéral de la cybersécurité.